Tandis que j'emmène le chien vers son lieu de promenade favori, une musicienne à la radio évoque Martha Argerich.

C'est la deuxiéme fois en moins d'une semaine que j'entends chanter ses louanges. La fois précédente, c'était par un musicien argentin qui parlait de sa compatriote la comparant à une lionne (ce qui m'a fait penser à ma propre appréciation de Tina Turner que j'appelle volontiers "La bête") et soulignant ce côté "animal" qui transparaît dans son jeu. Et de nous faire écouter dans la foulée une de ses interprétations d'une composition de Bach.

Étonnant ! Bach est très "rythmique" d'avance, mais sous les doigts de Martha Argerich, il y naît un soupçon de ce décalage qu'on appelle syncope, un tout léger parfum "jazzy". Les puristes n'aiment pas trop, moi, j'adore !

Il faut dire que dans ma jeunesse, j'étais mordu de jazz. Un jour j'ai acheté un disque (vinyle à l'époque évidemment) de Raymond Guiot intitulé "Bach Street" et c'est là que j'ai commencé mon virage vers la musique baroque. Un petit extrait ?

 

Et Martha, me direz-vous ? Mais il n'y a qu'à demander

Voilà, comme dit dans le titre, la boucle est bouclée, le baroque me ramène au jazz et ma conclusion sera pareille que pour Tina : "Quelle femme !"