31 décembre 2017

C'est toujours la même chanson !

 

Ce matin, en préparant le petit-déjeuner, je fredonnais une chanson de Brassens.

Parfaitement, je connais les paroles d'un tas de chansons de Brassens et, reparfaitement, ça m'arrive d'être de bonne humeur le matin (même si ça ne risque pas de durer longtemps).

Mais revenons à la chanson :

Je m'suis fait faire prisonnier
Dans le bonne ville de Nantes
Pour voir la fille du geôlier
Qui, paraît-il, est avenante.
Mais elle avait changé de ton
Et quand je lui dis "Que dit-on
Des affaires courantes
Dans la ville de Nantes ?"
La mignonne m'a répondu :
"On dit que vous serez pendu
Aux matines sonnantes
Et j'en suis bien contente !"
Les geôlières n'ont plus de cœur
Au pays de Nantes et d'ailleurs.
La geôlière de la chanson
Avait de plus nobles façons...

Stop !

Ou, comme on dit dans les séries américaines :

Objection votre Honneur !

Supputations entraînées par le machisme atavique de l'auteur de la chanson qui colporte l'idée que les femmes sont coupables de tout, toujours et partout !

Ne se pourrait-il pourtant que les geôlières n'aient pas changé d'un poil et que ce soient les prisonniers d'aujourd'hui qui n'ont plus le charme de ceux de jadis ?

Hein ?

Qu'est-ce que t'en dis, Georges ?

 

 

Mais que tout cela ne vous empêche pas de passer un bon réveillon pour ceux qui aiment ça et de démarrer l'année nouvelle sur les chapeaux de roues pour tout le monde !

2018


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05 décembre 2017

Les rêveries du promeneur (de chien) solitaire - Acer Canadiense (2)

érable 

Vous vous souvenez sans doute (ou pas) de mon questionnement relatif à la chute des feuilles. C'était au printemps dernier. (Oui, je sais, pour un ancien joueur de foot, je ne suis pas très vite sur la balle).

Avant que le froid et la neige nous tombent dessus, je me le suis rappelé moi aussi.

Vous admirerez en passant mon souci de ne pas utiliser deux fois le même verbe dans des phrases proches, ce qui me donne l'occasion de pratiquer à certains (remarquez qu'ici, je n'utilise pas l'écriture inclusive, les femmes sont bien trop subtiles pour tomber dans un piège aussi béant) une petite piqûre de rappel à propos des verbes transitifs directs et indirects comme les coups-francs pareillement épithétés.

J'ai donc décidé de vérifier mon hypothèse.

Lors de la dernière promenade automnale du chien, ayant repéré l'érable le plus proche, je me suis arrêté en dessous et j'ai attendu.

Quoi ? Ben qu'une feuille tombe, pardi ! De quoi vous entretiens-je ? M'avez l'air aussi dégourdis que Raymond et Marcel réunis !

Eh bien, vous n'allez pas me croire, ça a pris tellement de temps pour qu'une feuille daigne se détacher de sa branche et tomber, comme le dit la chanson,

"La feuille d'automne
Emportée par le vent,
En ronde monotone
Tombe en tourbillonnant"

que le chien s'est mis à manifester son impatience de plus en plus énergiquement puisqu'il est bien entendu qu'au cours de sa promenade, lui seul est habilité à décider si l'on s'arrête (ou pas).

Je commençais d'ailleurs moi-même à trouver le temps long et à me demander comment le sol pouvait être couvert de ces maudites feuilles quand elles mettent autant de temps à tomber de leur branche. Mais je n'étais pas là pour ça, j'étais là pour observer l'orientation du pétiole au moment de la prise de contact d'une feuille avec le sol, détail que la chanson susdite, conclusion d'une longue et patiente observation des phénomènes automnaux, ne mentionne en aucune façon.

Ça a fini par se produire (comme le disait ma mère en ces occasions : "La queue du chat est bien venue") et j'ai pu constater de visu la justesse de mon hypothèse : c'est ce fameux pétiole (ou la queue si vous préférez maintenir l'allusion au chat, bien que ce dernier soit réputé toujours retomber sur ses pattes) qui a touché le sol en premier.

Grande satisfaction pour moi, même si quelques esprits chagrins ne manqueront pas de faire remarquer que, statistiquement, une observation n'est pas très significative, qu'une hirondelle ne fait pas le printemps et toutes ces sortes de choses (d'autant plus stupides que nous nous intéressons à l'automne et pas au printemps, et toc !).