15 septembre 2017

Médecin soigne-toi toi-même

 

Dans ma boîte-mail (ouais, je suis pour l'orthographe rétrograde et puis, mon épouse adore les chapeaux) ce matin, un message de Micro Application m'incite à acheter (avec 30% de réduction, dis donc, faut-y qu'ils aient du mal à fourguer la chose) le Robert correcteur version 2. Un programme super-efficace qui ferait de vous quasiment le Proust du 21ème siècle.

Pour un peu, je me laissais convaincre, c'est certainement grâce à l'utilisation de ce programme qu'ils me pondent un message à l'abri de tout reproche sur le plan de la langue française :

robert


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10 septembre 2017

Vous allez comprendre

 

Oui, vous allez comprendre mon bonheur tant il est vrai qu'un petit dessin vaut mieux que cent discours !

Veuillez trouver pour ce matin sur la carte ci-dessous

  • en jaune l'itinéraire prévu par moi
  • en rouge la promenade choisie par le chien

3f01

C'est plus clair maintenant ?


Posté par Walrus à 17:07 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
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06 septembre 2017

Bruxelles ma belle...

 

C'est un titre à l'Adrienne qui aime tant le centre de la ville où je réside. Moi, je n'y vais qu'exceptionnellement au centre-ville, mais la semaine dernière j'ai bien été obligé d'y aller...

Comme nous sommes vieux, mon épouse et moi, nous recevons plusieurs fois par an un opuscule édité par la ville et reprenant les services et activités que celle-ci réserve à ses seniors.

Dans le dernier numéro, on annonce la traditionnelle distribution de billets gratuits dans divers théâtres de la ville : notre grand âge nous donne droit à deux places par personne.

Mon épouse décide donc d'aller les réserver immédiatement à l'adresse indiquée : celle du musée de la dentelle, parce que plus on y va tôt, dit-elle, plus on a de chances d'avoir le spectacle que l'on souhaite.

Au temps heureux où les transports en commun étaient gratuits pour les seniors, nous laissions la voiture près de l'arrêt de tram le plus proche de chez nous et nous descendions en ville. Mais aujourd'hui le stationnement à l'arrêt du tram est devenu une zone bleue limitée à deux heures et les abonnements sont devenus payants (les vieux paient désormais 60 € par an pour que les écoliers et étudiants paient moins cher, paraît que ce serait une sorte de solidarité intergénérationnelle). Donc, nous sommes allés au centre en voiture, l'aventure, c'est l'aventure !

En fait d'aventure, comme toujours dans ma ville, c'était surtout le bordel : travaux, détournements, embouteillages. On a fini par atteindre le parking voisin de la grand-place et on est partis courageusement vers le musée de la dentelle où la préposée nous a annoncé que la donne avait été changée, que, contrairement à ce qu'indiquait l'opuscule édité à grands frais, la distribution s'effectuerait au musée des costumes de Mannekenpis mais pas avant le premier septembre. Nous sommes donc retournés au parking où ça a été le parcours du combattant pour trouver un automate de paiement qui ne soit pas hors d'usage et où il faisait au moins 30°.

Échaudée par cette expérience, mon épouse a décidé que je m'y collerais seul le premier septembre à la première heure.

Là, comme j'y allais seul, j'ai pris le tram (enfin, je l'ai emprunté, faut rester prudent). À la station Bourse, Bruxelles oblige, la sortie la plus proche de ma destination était en travaux. J'ai donc dû faire le tour par la Grand'place (où on ne voyait pas grand-chose, le centre étant occupé par les stands du festival des bières belges, encore fermés à cette heure et l'horizon bouché par la forêt de sticks à selfie des Chinuus).

Je grimpe la rue du Chêne où se trouve la garde-robe du petit Julien derrière un groupe de dames qui parlent... théâtre ! Je les dépasse donc l'air de rien question de gagner une place dans la file d'attente que je découvre déjà bien fournie, dix minutes avant le début des hostilités, dans l'impasse du Val des Roses (où il n'y a pas le moindre brin de végétation si l'on excepte le mur du fond et son chemin forestier peint en trompe l'œil). Les mômes que j'ai battues au sprint me rejoignent mais elles sont fair-play et me félicitent de ma victoire.

Me voilà donc coincé entre un groupe d'ex-enseignantes de la ville de Bruxelles qui se remémorent leurs carrières et même celles de leurs défunts maris et mes copines battues sur le fil : des echte Brusseless, celles-là, avec accent et tout, qui se rappellent comme c'était graaf quand la distribution se faisait au vismet quelques années plus tôt. Il y en a même une des trois qui porte une sorte de blazer bleu avec un écusson de Mannekenpis sur la poche et divers pin's de Bruxelles sur ses revers.

Bref, je ne me suis pas embêté pendant la bonne heure où j'ai dû faire la file avant de pénétrer dans le Saint des Saints.

Tout ça pour obtenir, avec le secours de la card'entité (comme disait ma voisine pin'sée) d'une voisine, deux entrées à la revue des Galeries, deux places à la Monnaie pour Cavaleria Rusticana et deux abonnements de six spectacles aux Martyrs. Toutes choses que je n'utiliserai pas, c'est Emilie qui accompagne sa grand-mère, moi je me contente de les déposer et de les récupérer en voiture...


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