Dans un de ses billets que j'avais lu sans le commenter pour ne pas alourdir l'addition, mon neveu Joe se paie doucement la carafe de mon auteur favori.

Mais trop tard, le ver était de retour dans le fruit !

Aussi, c'est immédiatement à ce cher Marcel que j'ai pensé  en découvrant ce passage de Thomas Mann , hameçonné que je fus (comme on dit aujourd'hui) par les mots "de bonne heure" chers à l'individu en question :

"Il s'était pourtant de bonne heure rendu compte qu'il appartenait à une génération où était rare, non point le talent, mais le fonds de santé dont le talent a besoin pour s'épanouir."

Voilà qui explique bien des choses ! Manque d'épanouissement !

Remarquez, ça fait un moment que j'avais pressenti quelque chose de ce genre, je m'en étais d'ailleurs ouvert voici quelques années aux lecteurs du défi du samedi.

Comment ça, c'est moi le grand malade ?

Après tout, vous avez peut-être raison : voici quelques jours, mon épouse m'a emmené acheter son inmanquable sapin de Noël.

Elle a choisi un Nordmann qui a l'avantage de conserver très longtemps ses aiguilles, mais ne présente par contre pas l'odeur caractéristique des résineux.

Mais qu'à cela ne tienne : d'abord on l'installe dehors et ensuite je peux facilement compenser cette perte de senteur de sapin si j'en crois mon taux de créatinine.

 

sapin