18 juillet 2016

Les rêveries du promeneur (de chien) solitaire - Dans la pierre

Tandis que je me rends du parking à la ferme du domaine des Trois Fontaines, l'avenir défile sous mes pas.

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Aucun doute, nous progressons vers le chaos !

Chaos

Vous voyez mieux ?


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14 juillet 2016

A-s' veyou l'Torè à Lîdge ?

L'expression me fait souvenir d'un ancien film, forcément belge, où un Bruxellois se rendait dans un café de Liège pour contacter des résistants avec cette expression pour mot de passe. Il pénétrait dans l'endroit et demandait "A-s' veyou l'Torréaline ?" ce qui lui valait d'être pris pour un espion allemand. La Torréaline était un ersatz (en français : succédané) de café obtenu par torréfaction de malt.

Mais mon but n'était pas de vous raconter un film sur l'occupation allemande en Belgique, mais de vous parler d'une tradition solidement établie à Liège (le titre du billet est en wallon local et signifie "As-tu vu le taureau à Liège ?).

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Liège est, juste après Charleroi, la plus grosse ville wallonne. Elle est l'ancienne capitale d'une principauté du Saint-Empire germanique. Malgré cette origine teutonne, elle fête, cas unique en Belgique, la fête nationale française avec spectacles, marché gaulois, bals et feu d'artifice. Beaucoup plus de manifestations que pour la fête nationale belge, sept jours plus tard.

Sont fous ces Liégeois !

(Mais ils avaient commencé tôt : à la révolution française, ils avaient déjà démoli eux-même leur imposante cathédrale)


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12 juillet 2016

Dans ma petit tête

L'autre jour, je suis entré dans la cuisine pour préparer le petit-déjeuner avec dans la tête la mélodie d'Angelina. L'ennui, c'est que je connais trois versions chantées de cet air, toutes avec des paroles différentes, si bien que je m'y perds un peu. Il y a la version universellement connue de Louis Prima, celle dans le même esprit du Grang Jojo et, extirpée de mes souvenirs de jeunesse, celle de Tino Rossi.

Dans ma petite tête, j'essaie de les classer par ordre chronologique (Rossi, Prima, Jojo) puis, je passe à autre chose : dans les deux versions les plus récentes il est question de macaroni et de spaghetti, dans celle du sirupeux Rossi, pas du tout.

Les macaronis me rappellent que dans ma prime jeunesse on appelait ainsi les immigrés italiens venus ramasser la silicose dans nos charbonnages. Espoir d'un début d'intégration, certains y ajoutaient même "Soubry" une marque de pâtes tout ce qu'il y a de belge.

Moi, dans mon école primaire de Montignies-sur-Sambre, mon meilleur ami s'appelait Roberto Botti et ça a été une déchirure lorsque j'ai dû déménager pour rencontrer Maria...

Les spaghetti, eux, m'ont rappelé une autre histoire : lors d'un échange international, nous avions logé dans les chambres de nos enfants partis au camp deux animateurs scouts italiens. L'un appartenait au scoutisme catholique, l'autre, comme nous, au scoutisme pluraliste (mais tous deux étaient catholiques). L'un était le fils du procureur en charge à l'époque de l'attentat de la gare de Bologne, l'autre sortait des Dolomites et ses compagnons du centre de l'Italie le surnommaient "El Tedesco".

Le premier est un peu maniaque et lorsque nous les emmenons au restaurant, il se refuse à manger autre chose que des spaghettis avec du beurre (dure négociation dans un resto spécialisé dans la viande chevaline). Chez nous, il tient absolument à nous préparer des spaghetti alla carbonara, mais il veut des spaghetti en paquets longs que je finirai par dégoter. J'avais oublié qu'alors, on ne trouvait que des spaghetti d'une soixantaine de centimètres de long, les Italiens les emballaient sans les plier alors que nous les pliions en deux pour avoir de plus petites boîtes, aujourd'hui, on ne trouve plus que des tronçons d'une bonne vingtaine de centimètres.

Après, j'ai perdu le fil, sans doute à cause des quartiers d'orange qui se bloquaient dans la trémie du slow juicer et réclamaient mon attention...


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10 juillet 2016

Les rendez-vous du destin

Sur le parking de l'église de La Neuville-aux-Joûtes,

La Neuville-aux-Joûtes

elle m'attend à côté de sa voiture.

Blonde, d'allure sportive, sourire aux lèvres, elle se dirige vers moi qui ai garé ma voiture aux côtés de la sienne.

Tandis que ma vitre achève de se baisser, je contemple cette créature de rêve surgie au milieu de nulle part (vous êtes déjà passés par La Neuville-aux-Joûtes, vous ? Non ? Allez-y, vous comprendrez mon émoi !).

"Bonjour, me susurre-t-elle, avez-vous consommé des boissons alcoolisées ?"

Question éblouissante de blondeur : vous buvez de l'eau à Chimay vous ?

Devant ma réponse positive, elle s'enquiert des détails : nature, quantité, moment de la consommation. Suite à mes réponses, elle fait un rapide calcul et assure "Ça devrait aller ! Soufflez ici jusqu'au signal sonore ! "

Je m'exécute difficilement car mon âge combiné à sa joliesse ont tendance à me faire le souffle court.

"Voilà, j'avais raison !" s'écrie-t-elle en me fourrant sous le nez son éthylomètre portatif. Et son ton semble laisser entendre qu'elle est (presque) aussi soulagée que moi.

Vais-je devoir revoir l'opinion que j'ai de la gendarmerie française ?


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