... puisqu'ici, on dit septante ;o)

Bon, c'est fait !

Hier, à cette occasion nous avions réuni nos enfants, petits-enfants et assimilés, pour un petit repas préparé vite fait par mon épouse. Comme je n'ai pas encore lu officiellement le message que m'adressera Lorraine samedi prochain, je n'ai pas de remords à vous détailler la chose.

Avec le champagne "Œil de perdrix" de chez la Veuve Devaux, nous nous sommes contentés de quelques petites mises en bouche : soupe de potimarron, saumon cru mariné à la vodka, flans de bar et cresson avec mousse au wasabi, canapés de crevettes sauce aigre-douce, crème brûlée au foie gras.

Une seule entrée, faut rester simples, un mix de ris de veau et de Saint-Jacques, galettes de parmesan et beurre blanc accompagné d'un pinot gris d'Alsace.

Comme plat, un filet de biche avec une sauce à base de vin rouge, vinaigre balsamique et chocolat (j'en ai vu qui raclaient le fond de la saucière à la petite cuillère, c'est très vilain !) et en accompagnement, outre la poêlée de girolles, un plat de carottes, navets et topinambours tournés. Mon fils avait amené un magnum de côtes catalanes Serre Romani "Schistes", un truc léger qui titre quinze degrés... mais finalement, nous avons préféré boire un étonnant Cabernet-Sauvignon issu de l'agriculture biologique chilienne plaisamment dénommé "Las Mulas".

Pour faire passer les fromages, j'ai déterré ma dernière bouteille de gewurztraminer "Mon ruisseau de Zanzibar", comme j'ai l'honneur de vous le dire, cuvée 2005.

C'est là qu'Agata, ma bru toujours finement pétillante, s'est exclamée : "Si Dieu existe, Il s'appelle Albert !" L'éleveur de cette merveille s'appelle en effet Albert Seltz, viticulteur à Mittelbergheim. Que ce brave homme trouve ici l'expression de notre reconnaissance émue !

Après cela, il n'a plus été question que de ces gâteaux au chocolat dont les Belges ont le secret et (pour les amateurs uniquement) d'un petit Porto classique et jeunet, le dix ans d'âge de chez Ramos Pinto.

Nous avons fait ça à l'aise, bien sûr. Les choses, entamées vers treize heures trente (mon beau-fils, fidèle à sa distraction coutumière, ayant dû aller vérifier qu'il n'avait pas abandonné son Cannon EOS ultra sophistiqué sur le seuil de son domicile), se sont terminées vers dix-neuf heures, après remise de mon cadeau.

Un cadeau plutôt original : les neufs personnes présentes s'embarqueront à Pâques prochain pour une semaine dans un cottage au nord d'Aldeburgh, dans le Suffolk. Fish and chips en vue, ça nous changera !

(Je me demande à combien les pêcheurs locaux négocient aujourd'hui le homard sur la grève d'Aldeburgh, il me souvient que dans les années quatre-vingt, il était très abordable. Je crains fort que cela ait changé...)

Aldeburgh