04 juin 2009
La fille dans la vitrine
Il est environ dix heures. Je n’irai pas jusqu’à dire que le Campo de Sienne est pratiquement désert, disons qu’il n’est pas encore surpeuplé.
Tandis que j’en fais lentement le tour, deux choses insolites attirent mon regard. D’abord, un individu, de mèche (ouais, je sais, facile… mais avouez que la mèche valait le jeu de mots) avec les touristes iconoclastes (dont je suis, à mon corps défendant), met les moyens et la détermination pour contribuer à la destruction du patrimoine local.
Ensuite, isolés dans un coin sur leur balcon, deux personnages se désintéressent manifestement du spectacle de la place. Comment sont-ils arrivés à cet endroit que l’on doit louer à prix d’or lors du Palio ? Je l’ignore.
Pour mieux les situer, je cadre un peu plus large. Evidemment, un noir déboule de Dieu sait où et vient gâcher la prise de vue. Remarquez, je n’ai rien contre les noirs, je constate simplement l’effet de sa présence.
Mais le soir, de retour à La Pineta, lorsque je transfère les photos sur le portable, dans les vitres du magasin, en bas, à droite : un reflet. Une mère en robe fleurie se rafraîchit le pied à l’eau de la fontaine.
Je suis toujours surpris des choses que je découvre sur ces photos-souvenir obligées de touriste obligé et que je n’y ai pas mises volontairement. C’est bien la seule raison qui fait qu’après les avoir prises et avant de les ranger dans des directories où elles dormiront sans doute à jamais (ou jusqu’à démagnétisation du disque), je les regarde avec intérêt pour y deviner en un reflet déformé, le galbe délicieux du mollet qu’une inconnue ne soulevait certainement pas à mon intention.
Commentaires
J'aime bien vos photos de vacances Walrus.
Merci, chère Aude, pourtant je fatigue, j'ai de plus en plus l'impression de faire dans la photo touristique standard. Vous savez, celle que vous pouvez trouver, en mieux, sur les cartes postales de bonne qualité...
Mouarf!
Quel malin, Walrus!!
"Mais non, Chérie, je t'assure, je photographiais le magasin, c'est tout à fait indépendant de a volonté".
Ouais, c'est ça, ouais!!!
Mouarf!!!
Bon, ben, ça va hein, Val ! Ma femme lit tes comm.
(Mais elle me connaît, t'arrive deuxième)
Je l'embrasse bien, alors.
:D
Il devait faire bien bon là-bas, si cette dame trempait ses pieds dans l'eau fraiche d'une fontaine... C'est chouette de telles surprises sur les photos (bon! comme dit Val, tu n'es peut-être pas étonné!!)
On n'était que le matin, ça allait encore, Tilleul.
L'après-midi, après que nous ayons déjeuné dans un restaurant dénommé "Medio Evo" (Moyen Age) aux salles voûtées bien fraîches et aux murs épais, nous sommes repartis vers l'Ombrie dans notre voiture climatisée, tandis que la température extérieure (à l'ombre)atteignait les 36°. Notre ami Giuliano lorsque nous sommes passés dans son Osteria le lendemain nous a dit : "C'est fou, il fait un temps de mois d'août !"
Bien vu !
On dirait ces "fondus" du 7e art qui épluchent tous les plans des films cultes à la recherche d'une image insolite.
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